avant la fin du mur
ma grande barrière
n'est pas d'corail
c'est une muraille
un mur de pierre
un rideau d'fer
c'est la morale
d'une vie sans rêve
qu'étrangle ma vie
au saut du lit
aux creux d'mes nuits
j'voudrais pouvoir
passer par d'sus
ou à coté
ou même en d'sous
mais j'y arrive pas
c'est au d'sus moi
trop dur pour moi
j'entends la vie
la vraie
celle qui pétille
derrière
parfois j'vois même
juste par-dessus
l'éclat d'un rêve
qui brille
un trait d'amour
comme une étoile
qui tranche le ciel
mais je reste lÃ
les pieds plantés
dans l'sol
à r'garder ma tombe
s'creuser
à attendre
qu'on m'pousse
dedans
j'me souviens
y'a longtemps
j'étais passé
d'l'autre coté
on avait l'droit
à c't'époque lÃ
d'aller rêver
une heure ou deux
j'avais voulu croire
qu'j'pouvais rester
mais avant l'soir
le gris
m'avait déjà rattrapé
de tous cotés
emprisonné
entre quatre murs
je suis resté
toute une année
pour avoir une heure
voulu rêver
qu'j'étais libre
d'aller et v'nir