démêler les maux d'amour



cette étincelle
celle dans tes yeux
éclaire mon ciel
d’une aube nouvelle

comme je t’ai provoqué
j’avais tellement
envie de jouer
comme je t’ai provoquer
je suis si fier
de moi
parfois
j’ai tellement
confiance en moi
je sais toujours
ou m’arrêter
puisque c’est moi
qui ai commencé
je sais toujours
ce qui est bien
puisque j’ai déjà
fait le mal

cette étincelle
celle dans tes yeux
embrase mes rêves
d’un feu nouveau

qu’ai je fait
de l’amitié
qu’ai je fait
de nos serments
ces beaux regards
ces âmes si fortes
et nos serments
encore
toujours
c’est quoi l’amour
sourires complices
c’est quoi l’amour
rires aux éclats
mais nous jamais
bien sûrs que non
je suis trop fort
tu es trop forte
tu es trop belle
bien sûr je vois
tu es trop belle
bien sûr je sais
je ne suis pas aveugle
je suis un homme
mais que m’importe
tant de beauté
c’est si fort
si beau
c’est l’amitié
qui n’y croie pas
nous connaît pas
et puis qu’importe
puisqu’on y croit
et toi
et moi
plus fort que tout

ce sourire tendre
sur tes lèvres
appelle mes lèvres
et mon âme aussi

mais
les larmes coulent
et les mots viennent
et les larmes reviennent
les mots s’enroulent
je ne sais pas
où est la source
je ne vois pas
jusqu’où s’écoulent
les mots salés
les larmes noires
et qui entraînent
les fleurs fanées
d’une âme forcée
et déchirée

ce sourire tendre
sur tes lèvres
écorche mon cœur
et mon corps aussi

des ronds
des traits
des lignes brisées
pour ne pas perdre
ce qui me reste
pour retrouver
après les cendres
de l’interdit
si vite franchi
mon amie chère
des jours passés
il y a maintenant
au fond de moi
plus que tu ne lis
plus que tu ne vois
un seul élan
un seul baiser
ont transformé
l’ange de la veille
l’ami fidèle
un seul élan
un seul baiser
ont éveillé
le diable en moi
l’amant
et ses désirs brûlants

ce parfum sucré
l’essence de ta peau
enivre mes sens
d’interdits et de folies

je rêve les liens
tissés ensemble
jours après jours
depuis quinze ans
je rêve tes yeux
après l’amour
dans la chaleur
d’une chambre close
je rêve la vie
qui nous unis
à perdre le temps
de nos présents
je rêve la nuit
qu’on a écrite
à quatre mains
sur notre peau
quinze ans
une heure
pourquoi compter
puisque demain
ni remord ni regret
il ne restera rien

ce parfum sucré
l’essence de ta peau
révèle les horizons
de toutes mes déraisons

j’ai découvert
une femme
une amante
ou je ne voyais
que la main tendue
d’une amie pure
je rêve tes lèvres
après l’amour
et me nourrir
au bord de toi
et puis qu’importe
la monnaie
ou le prix
puisque demain
je le paierai
je rêve ta voix
après l’amour
et tes histoires
qui parlent de moi

cette flamme
celle de ton corps
délie mes sens
et me lie aussi

j’ai vu le feu
je ne l’ai pas éteint
j’ai fais le pas
que je ne devais pas
j’ai vu la ligne
entre nous
s’inscrire
et briller
j’ai vu la ligne
s’enflammer
et courir
j’ai vu la ligne
je l’ai franchie
j’ai vu la ligne
et j’ai tendue la main
pour que ce dernier pas
tu le fasses avec moi

cette flamme
celle de ton corps
révèle mon âme
et ton âme aussi

pourras tu un jour
me pardonner
l’audace
d’avoir voulu connaître
un temps
le goût de tes baisers
la chaleur de tes seins
pourras tu un jour
me pardonner
d’avoir voulu connaître
une nuit
la douceur de ta peau
la folie de tes sens

ce soupir tendre
à mon oreille
écrit l’histoire
de mes non sens

comment perdre
l’instant
où tu m’as regardé
avec les yeux
d’une femme
prête à s’abandonner
comment perdre
l’instant
où tes lèvres
improbables
se sont offertes
pour un premier baiser
je ne peux oublier
la folie
de tes hanches
je ne peux oublier
les chocs
de ton bassin
et puis ce moment là
ta voix
moins qu’un murmure
à peine plus
qu’un soupir
quand tu prononces
mon nom
je sens encore
tes dents
s’assurer
de ma gorge
et ton désir montant
brûlant
contre ma chair
de cette morsure
fugace
il n’y a pas de trace
mais ton poison
est fort
et son effet
tenace
et la brûlure
si douce
que je désire
encore
la source
l’innocence
entre nous
est à jamais perdue
des liens
sont déchirés
d’autres à jamais
tissés
et les fils ajoutés
aux voiles
de nos destins
même ont surpris
les parques
à qui ont apprend rien

ce soupir tendre
à mon oreille
dessine les rêves
de mon essence

et puis voilà
comme ça
sans savoir quoi
comment
pourquoi
tu es sur moi
déjà
à rechercher
mes bras
et puis
c’est vrai
j’aime ça
c’est sûr
je le cache pas
et puis
c’est vrai
j’aime ça
c’est sûr
tu le sens bien
et toi aussi
je vois
tu aimes aussi
dis moi
ne dis pas non
maintenant
tu me l’as dit
encore

ces voeux si doux
aveux d’amour
m’ouvrent à la nuit
aux étoiles aussi

et puis mon nom
mon nom
comme tu le dis
c’est bon
ça m’a fait froid
en moi
et chaud aussi
vraiment
et puis mon nom
dans ton regard
et puis mon nom
au bout des doigts
et puis mon nom
entre tes lèvres
comme une lame
plantée en moi
et que tu tournes
entre tes mains
les yeux plongés
au fond de moi
et puis mon nom
comme tu le dis
et puis mon nom
entre tes lèvres
j’y croyais pas
qu’il sonne
comme ça
entre tes bras
tu m’as cloué
au tronc d’un chêne
en pleine forêt
des déraisons
je sens le sang
de mes blessures
tracer la carte
d’un amour dur
je vois le sang
de mes blessures
couvrir tes mains
comme une offrande
aux vents obscurs
de mes tourments

ces vœux si doux
aveux d’amour
allient nos corps
et nos folies

regarde moi
regarde moi
ma vie te file
entre les doigts
laisse moi encore
une dernière fois
me fondre
au fond de toi
laisse moi encore
une dernière fois
noyer ma vie
dans ces yeux là
arrache mon âme
elle est à toi
avant l’aurore
et pour toujours
ou plus jamais
et sans regret
ou plus jamais
et sans remord
arrache mon âme
et garde la
ne la laisse pas
quitter tes doigts
et s’envoler
aux vents mauvais
aux vents glacés
de mes pensées
aux couleurs sombres
couleurs de tombes
qui font de moi
l’ombre d’une ombre



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